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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 13:19

CHOMEURS,

INTERDITS D'EMPLOI, INTERDITS DE REVENU,

ET INTERDITS DE RETRAITE.

 

·         les bénéficiaires du RSA ne cotisent pas à la retraite, condamnés donc aux minima-sociaux toute leur vie

·         Les allocataires de l'ASS valident leurs trimestres mais leurs points retraite ne valent rien.

·         Les indemnités ARE ne sont pas prises en compte dans le calcul de la pension retraite.

 

Le but non avoué de ces réformes n'est bien évidemment pas de faire travailler plus longtemps des gens âgés que le patronat fiche à la porte vers 50 ans. Le but est de pousser les salarié-e-s hors des entreprises avec une retraite amputée par une durée de cotisation incomplète. Aujourd'hui près des 2/3 des dossiers de liquidation de retraite à 60 ans sont déposés par des demandeurs qui ne travaillent plus. 2/3 des demandeurs sont au chômage ou en maladie. La plupart des entreprises poussent les salariés vers la sortie à 57 ans. L'âge moyen de la cessation d'activité est de 58,5 ans pour les hommes et de 56,5 ans pour les femmes. Il n'y a plus de possibilités de préretraite pour ces personnes car elle a été supprimée par Sarkozy, le 6 juillet 2007.

 

Augmenter la durée de cotisation veut dire tout simplement allonger la durée de chômage mais pas des allocations chômage : Les conventions d'assurance chômage signées successivement sont toute régressives sur la durée du droit à indemnisation.

 

D'ores et déjà, la retraite à 60 ans n'existe plus pour les chômeurs et les précaires. Le jeu des décotes diverses les condamne à attendre l'age du minimum vieillesse (65 ans) avec un revenu tournant autour du RSA ou des minima-sociaux.

 

A la retraite comme au chômage, nous voulons un revenu garanti qui ne soit pas inférieur au SMIC

 

NOUS REVENDIQUONS :

·   Un minimum vieillesse au niveau du SMIC.

·   Une retraite sans condition à 60 ans ou après 37,5 ans d'activité pour tous ceux qui le désirent et à partir de 55 ans pour les métiers pénibles.

·   Une intégration des indemnités ARE et de formation, sur lesquelles nous cotisons, dans les meilleures années

·   La cotisation aux caisses des retraites et la validation de tous les trimestres sur les périodes de chômage pour les personnes au RSA.

·   Un élargissement du financement des retraites à tous les revenus y compris ceux du capital, de la spéculation, de la richesse créée par les entreprises

·   L'abrogation des réformes Balladur et Fillon

 

ET NOUS EXIGEONS :

LE RETRAIT DU PROJET SARKOZY / WOERTH

 


RETRAITES

 DEFENDONS LES ACQUIS SOCIAUX

 

L'objectif de fond de la réforme des retraites, du Medef et du gouvernement Sarkozy, est avant tout idéologique. Son but est de supprimer le système par répartition qui assure depuis 1945 une solidarité entre les générations, pour le remplacer par l'assurance privée, nommée aussi retraite par capitalisation. La traduction de ce schéma est simple. Ceux qui auront les moyens, à terme, se paieront une retraite sur des fonds de pensions ou en actions, tandis que les autres, après une vie de labeur, voire de chômage, n'en auront pas la possibilité et devront travailler toute leur vie.

 L'évolution des réformes successives sur les retraites met en valeur l'enjeu civilisationnel qui est sous-jacent. En effet réformes après réformes, ce ne sont que des gouvernements de droite qui remettent en cause notre système de retraite actuel. L'enjeu est d'imposer une logique économique libérale à toute la société et donc de détruire tous ce qui n'est pas marchand. Ce qui fera dire à un responsable du Medef: «  nous devons sortir des logiques du CNR* » et donc détruire les services publics, le système paritaire qui lui est associé et bien évidemnent notre système de retraites. C'est donc la citoyenneté dans sa dimension républicaine d'égalité et de solidarité qui est ainsi laminée pas les tenants d'un monde libéral imposé à tous.

Il faut savoir que le système des retraites actuel a subi de grandes attaques au cours des 20 dernières années

 

- 1993 // Le gouvernement Balladur fait passer le temps de cotisation pour le privé de 37,5 ans (150 trimestres) à 40 ans (160 trimestres). Le passage progressif des 10 au 25 dernières années de salaire prises en compte pour le calcul du montant de la retraite a pour conséquence une baisse générale des pensions versées . De même l'indexation des retraites sur les prix et non sur le salaire moyen entraîne aussi une baisse des pensions. A noter que les indemnités chômage (ARE) ne sont pas intégrées pour la prise en compte du calcul de la pension. Alors que les chômeurs cotisent aux caisses de retraites via Pôle emploi. La reforme Balladur a provoqué une diminution générale du niveau des retraites de l'ordre de 20% à 30%.

 

- 1995 // Le gouvernement Juppé a voulu faire pareil, en pleine hiver cette fois si, contre les retraites du public. Avec le succès que l'on sait. Mobilisation générale contre sa reforme et recul de Juppé.

 

-  2003 // C'est la réforme Fillon. Elle concerne essentiellement le régime des retraites de base. Elle inclut un allongement de la durée de cotisation, des incitations à l'activité des seniors et la mise en place d'un système de retraites par capitalisation individuel, le PERP.

 

- 2010 // Le gouvernement Sarkozy veut imposer le départ à la retraite à 62 ans au lieu de 60 ans avec un relèvement de 4 mois par an de cotisations ce qui entraine un recul d'obtention de la retraite à taux plein à 67 ans et non plus 65 ans. En huit ans (2018) les citoyens auront donc travaillé progressivement jusqu'à 2 ans de plus pour obtenir leur retraite.

Tous ces reculs nous sont vendus par le pouvoir, au nom de la justice sociale et pour l'égalité de tous afin de sauvegarder le système par répartition. Mais en réalité ils le détruisent petit à petit. La vrai justice sociale liée à l'égalité serait d'aligner tous les systèmes de retraites vers le haut en rétablissant les 37, 5 ans de cotisation pour tous ainsi que la garantie d'un départ à 60 ans ( 55 ans pour les travaux pénibles ) et un niveau de 75% du salaire avec un minimum retraite au SMIC.

 

* CNR = Conseil National de la résistance créé le 27 mai 1943, son premier président fut Jean Moulin

 

 

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Published by AC ! - C.Q.F.D. - dans Emploi
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