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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 08:21

 

Et c'est comme ça depuis septembre où, en moyenne, la catégorie A de France métropolitaine s'étoffe de 30.000 nouveaux chômeurs par mois.

Fin décembre, les candidats à cette catégorie étaient 29.700 de plus à faire la queue dans les agences, 30.900 de plus avec les DOM. Total :

Catégorie A (chômeurs officiels, sans activité aucune)
2.874.500 en métropole, 3.111.400 avec les DOM.
Progression annuelle : +5,6%

De janvier à décembre 2011, la catégorie A s'est enrichie de 171.000 personnes, soit l'équivalent d'une ville comme Toulon.

Du côté des chômeurs qui demeurent inscrits tout en exerçant des petits boulots, faute d'emplois véritables, on note un recul constant de l'activité réduite "longue" qui traduit un rabougrissement de la nature des offres...

Catégorie B (chômeurs en activité réduite inférieure à 78h/mois) : +9.900
Ils sont 564.200 en France métropolitaine.
Progression annuelle : +4,7%.

Catégorie C (chômeurs en activité réduite supérieure à 78h/mois) : -13.700
Ils sont 832.000 en France métropolitaine.
Progression annuelle : +6,1%.

Au total, le nombre des inscrits en catégories ABC — c'est-à-dire l'ensemble des demandeurs d'emploi «tenus d'accomplir des actes positifs de recherche» — a crû de 25.900 en métropole.
Ils sont désormais 4.270.700 en France métropolitaine, 4.537.800 avec les DOM.
La hausse annuelle s'élève à 5,6%.

Maintenant, les voies de garage...

Catégorie D (chômeurs non disponibles car en arrêt maladie ou en maternité, en stage, formation ou convention de reclassement) : +5.300
Fin décembre, ils sont 240.500 en France métropolitaine.
Variation annuelle : -4,1%

Catégorie E (chômeurs non disponibles car en contrat aidé) : +7.300
En France métropolitaine, ils sont 361.700 ainsi occupés.
Variation annuelle : +3,4%

Depuis deux mois, on note une légère inversion de tendance : alors que les effectifs de ces deux catégories ne cessaient de baisser ces temps-ci, les voici qui augmentent un peu. De nouveaux contrats aidés ont visiblement été signés (d'autres vont suivre d'ici les élections…) et Pôle Emploi a peut-être mis la gomme sur ses prestations occupationnelles (entrées en stage : +19,3% sur le mois). En tous cas, les chômeurs et les chômeuses sont de moins en moins malades ou enceintes, puisque les sorties pour ces motifs ont reculé de 3,4%.

Au total, fin décembre 2011, toutes catégories confondues (ABCDE), le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi en métropole s'élève à 4.872.900 (+5,5% sur un an). Avec les DOM, on arrive à 5.164.200 (+4,9%), soit un total de 40.400 personnes en plus par rapport à novembre.

A ces 5.164.200 inscrits, il convient d'ajouter les 163.300 "seniors" indemnisés de métropole (chiffre non précisé pour les DOM) bénéficiant d'une "dispense de recherche d'emploi" (désormais supprimée), non catégorisés.
Ainsi, on dépasse 5,3 millions !

Pire. Actuellement, Pôle Emploi suit 695.000 allocataires du RSA. Sachant que le total des maléficiaires du RSA "socle" est d'environ 1,55 million, quelque 860.000 allocataires sont suivis par des référents RSA : n'étant pas inscrits à Pôle Emploi, ils échappent à ces statistiques.

Dans le détail...

L'ancienneté moyenne des inscrits des catégories ABC ne cesse de battre des records, atteignant 459 jours (contre 437 il y a un an), soit plus de 15 mois. La moyenne d'inscription des sortants se stabilise à 246 jours.

Du côté des chômeurs de longue durée, bien évidemment, aucune amélioration. Ils sont désormais 1.619.600 dans les catégories ABC de métropole, auxquels on peut rajouter les 360.000 chômeurs de catégorie E et les 163.000 seniors en DRE. Ainsi le volume des "DELD" — comme on les appelle — dépasse 40% de l'ensemble des inscrits à Pôle Emploi, hors DOM.

En glissement annuel, le volume des inscrits depuis plus d'un an a augmenté de 6,2%. Celui des inscrits depuis plus de 3 ans — enkystés dans la crise depuis 2008 — a bondi de 22,5%. Entre les deux (2 à 3 ans d'inscription), la progression est de 9,3%.

Mercredi dernier, Nicolas Sarkozy a demandé à Pôle Emploi de recevoir rapidement les chômeurs sans activité inscrits à Pôle Emploi depuis plus de deux ans : selon les calculs savants du ministère du Travail, cela correspond à 238.000 personnes à qui devront être proposé «une formation, un emploi, un processus de resociabilisation [???] ou un contrat aidé». Nous souhaitons bon courage au personnel de Pôle Emploi.

Quant au nombre de chômeurs en fin de droits (ils étaient 850.000 en 2009 et 1 million en 2010 à sombrer dans les minimas sociaux ou se retrouver sans rien), c'est de l'affaire ancienne et plus personne n'en parle...

Du côté des seniors, par rapport à novembre, on note un généreux apport de 13.200 chômeurs de 50 ans et + dans les catégories ABC de métropole.
Ils sont 872.700 dont plus de la moitié (455.200) sont des femmes.
Progression annuelle : +16%

Senior ou jeunes, ce sont les femmes qui paient le plus lourd tribut à cette crise.

Du côté des entrées, on note que les fins de CDD (+8,1% sur un an) et de mission d'intérim (+12,5%) représentent un tiers des motifs.

Et on attend toujours que les organisations patronales qui siègent à l'Unedic cessent de faire barrage aux propositions de taxation de l'emploi précaire : rapportant quatre à cinq fois moins en cotisations que ce qu'il coûte en indemnisation, il ruine l'assurance chômage dont le déficit cumulé dépasse 11 milliards.

Du côté des sorties, on note une stabilisation des «cessations d'inscriptions pour défaut d'actualisation» (192.200, en recul de 0,6% sur un an), des radiations administratives (40.900, en hausse de 13,6% sur le mois mais en recul de 11,3% sur un an) et des «autres cas» (51.600, en recul de 7,4% sur un an). Ces trois motifs représentent 62% du volume des sorties : en comparaison, les reprises d'emploi déclarées n'en pèsent que 22,5%.

Du côté des offres, rien de neuf. En décembre, Pôle Emploi n'en a collecté que 279.900, DOM compris. Et le compteur d'offres en ligne du site pole-emploi.fr n'en propose que 141.551. Pôle Emploi n'est pas le seul jobboard à connaître une période de vaches maigres : la plupart de ses concurrents aussi.

Ce qui n'a pas empêché la chaîne de désinformation en continu i>télé d'affirmer ce matin qu'en France il y a 580.000 offres non pourvues, sans même fournir la provenance de ces chiffres. Réactiver des fantasmes, ça, c'est du journalisme !

Hauts les cœurs,

SH

Pour les curieux qui veulent en savoir plus => La note mensuelle de la Dares/Pôle Emploi (en pdf)

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Published by ACTU Chômage - dans Emploi
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chômage 20/01/2013 17:42

Ce qui est très difficile pour les chômeurs c'est la perte de revenu qui suit un licenciement. We Club offre la possibilité d'assurer le montant que le futur chômeur va perdre assurance chômage
suite à son licenciement. Sans perte de revenu le chômeur a moins de stress et retrouve statistiquement un emploi plus rapidement.

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